 Samurai legends Le visage caché de l'Edo |
| La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) | |
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Tsuki Aka Serviteur au Shogounat


   Age : 17 Inscrit le : 08 Mar 2006 Messages : 22 Clan : Shogounat
| Sujet: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Ven 3 Nov - 21:44 | |
| Ses mains se refermèrent lentement sur un bijou qu’elle portait autour du cou. Tsuki regardait son précieux trésor avec émerveillement : Il s’agissait là du dernier cadeau de sa chère mère qui l’avait laissé au Shogun. Peut-être ne devait-elle pas se trouver là … Car ses maintes tâches de Serviteur l’attendait sans doute au Château, mais la jeune femme avait un certain besoin de se retirer quelque fois … Délicatement, elle porta le bijou rougeâtre jusqu’à son cœur, tout en pleurant à chaudes larmes, mais toujours en silence. Malgré elle, Tsuki n’aimait pas démontrer son chagrin, et c’est d’ailleurs pourquoi elle allait toujours se cacher dans ses jardins. Ses genoux posés au sol comme si elle se recueillait, la jeune dame tentait en vain de retenir ses sanglots répétitifs. Ses cheveux bruns retombaient petits à petits devant son regard couleur forêt. Elle remonta faiblement la tête, comme pour vérifier que personne ne s’approchait. Lorsqu’elle fut sure et certaine qu’aucun individu n’allait venir, Tsuki se releva lentement et prit place sous un énorme cerisier. La jeune Serviteur n’arrivait pas à retenir ses larmes, puisqu’elle les avait gardés scellé dans son regard depuis 17 ans. Elle craignait que quelqu’un n’entre dans ses jardins et la trouve … Les conséquences pouvaient être vraiment horrible, mais Tsuki devait se retirer quelques fois. Comme tout le monde.
- Pourquoi mère … Pourquoi …?
Elle ne connaissait rien de Yukyo Naoki. La seule chose qu’Aka connaissait de sa famille biologique était qu’elle portait le nom de son père : Tsuki. Le bijou fini par lentement glisser de ses doigts avant de tomber comme un pendu à son cou. La pierre n’était pas lourde du tout, mais Tsuki le sentit lourdement tomber. Elle pencha légèrement la tête vers l’arrière … Avec un air désespéré … Tsuki devenait vraiment énervé de se genre de situation où elle devait de caché. Tamiser dans le noir, sa robe pourpre se camouflait presque parfaitement avec la sombre couleur de l’environnement ainsi que les légères pétales des fleurs de cerisier, les Sakura, qui l’entouraient. |
|  | | Nakajima Nobuhiro Maître d'armes


   Age : 19 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 93 Clan : Le Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Lun 6 Nov - 20:56 | |
| Le temps était long entre les murs du château. L’isolation, la solitude étaient de grandes meurtrières d’une vie sociale. Entre quatre mur sans l’ombre de la lumière du jour, le noble protagoniste qu’il était aurait sans doute perdu la raison si cela aurait perpétué. Que la pluie tombe des cieux, que le soleil brille de mille feux, été comme hiver il lui fallait toujours une fois de temps en temps mettre le nez dehors. Bien que cela était que pour regarder le soleil couchant, que pour écouter le bruit du silence… cela était pour lui une liberté spirituel. Le maître Nakajima voulait pleinement savourer la vie comme elle venait sans jamais craindre les lendemains ainsi que la venue de sa propre mort. Bien que la vie était par moment si jolie, jamais il n’oubliait ses virtus de Samurai. Le Bushido, code des Bushi était devenu l’élément maître de sa vie. Une vie de sacrifice et de souffrance, mais une vie qu’il devait accepter avec honneur. Tel était sa voie… le chemin devant ses yeux.
Bref, bien que cette voie semblait la plus difficile à suivre avec toutes les tentations de la vie commune… comprenant la vie elle-même, le maître d’armes assumait sa tâche avec honneur. Dans le but de ce libérer de la monotonie et de l’ennui, Nakajima Nobuhiro eut cette fois-ci choisi de faire sa petite expédition vers les jardins du château. Un endroit magnifique, mais aussi un endroit ou rare il allait y faire preuve de présence. Par habitude il n’allait pas très loin, dans la tour de guet, simplement aux portes du château ou même à la chapelle. Les jardins étaient très peu fréquentés par sa personne. Lorsqu’il vivait la solitude, il passait ce moment avec sa concubine ou bien dans la cité, hors des murs de la demeure des Tokugawa. La maison des Geisha était par moment un charmant endroit, des femmes d’une très grande culture s’y trouvait. Oh certes Nakajma n’était pas grandement intéressé ses dernière, mais toujours il adorait leur discourir quelque peu. Elles avaient toujours quelque chose à dire. Des discutions parfois poétique, parfois toute simple, bref que pour parler.
À l’habitude, les jardins étaient habituellement vide, nul présence autre que l’air de ce lieu même. Oh certes parfois quelques bonnes gens passaient. Des serviteurs venant entretenir le jardin un tantinet, mais rien de plus. Cette fois-ci une jeune femme s’y trouvait déjà. Elle semblait toute fois être occupée à pratiquer quelques choses d’autres que ses besognes habituelles. Elle semblait un peu plus silencieuse, mélancolique. Sans doute une autre âme seule dans ce monde… enfin cela était compréhensible vu sa position sociale. Rare étaient les serviteurs vraiment heureux. La plus part du temps ils portaient des masques afin de jouer un rôle, un semblant de joie ou restait neutre face à la vie. Cette dernière ne semblait pas cacher ses émotions, sans doute le fait qu’elle fut durant un moment seule avec elle-même fit en sorte qu’elle puisse s’exprimer un peu. S’exprimer était une chose a laquelle le maître d’armes avait quasi perdu le droit.
Il ne fit nul bruit et l’observait silencieusement. Cependant ce n’est pas pour autant qu’il restait immobile. Le noble protagoniste s’approchait toujours un peu plus de pas lent et léger de la jeune fille. Elle lui semblait inconnu, sans doute était-elle nouvelle ou bien ne l’avait-il jamais croisé lorsqu’il déambulait dans le château. Il connaissait, enfin de près ou de loin, quasi tous les membres du château. Oh certes en rapport à son poste il était rare qu’il connaissait les noms des bonnes gens vivant en ces lieux, mais il avait conscience de leur existence. Sans nom, mais un visage, c’était quasi cela en ce qui concernait la plus part des personnages de la demeure. Il avait une grande mémoire, ce n’est pas du fait qu’il ne pouvait nullement avoirs des réminiscences d’eux, tout simplement que par politesse ses derniers ne s’étaient nullement présentés comme des gens qui lui devait être familier. Faisant leur boulot et c’est tout dans le plus grand respects de l’art, c’était le système de vie de la demeure des Tokugawa.
Sans doute ne l’avait-elle par remarquée, mais il restait sans rien dire près de cette dernière, puis sans même prendre la parole, il s’éloigna légèrement afin de prendre siège sur le sol non loin. Ses sombres prunelles sur le sol durant un instant, puis il ferma les yeux silencieusement.
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|  | | Tsuki Aka Serviteur au Shogounat


   Age : 17 Inscrit le : 08 Mar 2006 Messages : 22 Clan : Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Mar 7 Nov - 11:34 | |
| La solitude de cette jeune fille grandissait et grandissait. Chaque jour, Tsuki se sentait plus seule encore. Les coutumes du château … Ses diverses tâches … Tsuki ne savait plus du tout quoi faire, elle croyait fermement que le ciel l’avait envoyer sur terre pour connaître la douleur du monde. Peut-être était-ce l’abandon de sa mère qui causait cette dur penser dans son esprit ? Lentement, l’espoir de revoir sa mère biologique se dissipait, et rapidement, elle perdait tout ses sens. Tsuki ne croyait qu’en une chose : Elle-même. En croyait en elle. Depuis dix-sept ans déjà elle servait dans la demeure des Tokugawa. Jamais elle n’avait faillit à une tâche … Jusqu’à aujourd’hui. Peut-être ne devait-elle pas être ici … Mais Tsuki devait se vider le cœur d’une manière ou d’une autre. Elle a alors choisis l’isolement. Elle ne releva pas sa tête qui était emprisonné entre ses propres mains, pleurant à chaudes larmes mais toujours aussi silencieuse. Tsuki avait fermement apprit à se montrer discrète. Après un long moment, qui lui parut des heures mais qui firent en fait que quelques minutes, Tsuki fini par relever lentement sa tête, comme pour voir si on l’observait. D’un bref coup d’œil, elle ne remarqua personne. À la suite d’un long soupir de désespoir, Tsuki replia ses genoux vers elle, comme si elle se refermait lentement. Elle ne voulait rien savoir du tout …
Soudain, elle se surprit elle-même entrain de prier le ciel de la reprendre. Son rôle de serviteur était sans doute appréciée, mais Tsuki ne se sentait ni appréciée, ni même aimer, rien. Dans son esprit, l’image flou d’une dame portant une enfant jusqu’aux grande porte du château se divaguait dans son esprit. Elle tentait vaguement d’imaginer sa mère. Cette pierre rougeâtre brillait de mille feux, et aux yeux d’Aka, ce souvenir était son seul espoir. D’un geste lent de sa main blanche, elle essuya lentement les larmes qui coulaient sur ses joues. Tsuki prit une grande respiration afin de reprendre lentement son calme. Sans doute qu’elle aura à subir des conséquences pour sa soudaine absence, et c’est ce qu’elle craignait. Mais elle ne partit pas immédiatement.
C’est alors qu’elle cru entendre des pas, des pas discrets. Elle n’en fit pas un drame, mais Tsuki restait assise contre le cerisier, comme si elle tentait de se cacher. Son cœur venait de commencer à battre si rapidement … La peur. Peut-être que quelqu’un venait la chercher ? Et sans doute allait-elle subir les conséquences … De nouveaux, elle replia ses genoux vers elle avant de cacher son visage. Elle écoutait chaque petit bruit qui l’entourait. De nouveaux, elle pas retentirent, mais plus près d’elle. Ils s’éloignaient lentement. Lorsqu’elle n’entendit plus rien, Tsuki risqua un petit regard hors de son refuge qu’était ses bras et remarqua un homme un peu plus loin, à peine. Certes, ce n’était pas là le Shogun, sinon, Tsuki en aurait sans aucun doute prit conscience. Et puis, il ne lui ressemblait pas. Comme par intuition, elle en déduit qu’il s’agissait du certain Nakajima Nobuhiro. Elle avait entendu plusieurs serviteurs en parler discrètement, mais elle ne l’avait jamais remarqué dans le château. Comme c’était le seul membre qu’elle n’avait jamais rencontré, Tsuki pouvait facilement en déduire qui il était.
Une hypothèse se grava dans son esprit : Peut-être que le Shogun l’avait envoyer, lui. Sans aucun doute se faisait-elle d’étranges idées, mais Tsuki ne se sentait jamais rassurée … D’un geste lent et le plus discret possible, elle se releva lentement, malgré le fait qu’elle tremblait, sans quitter l’homme du regard. Comme si elle s’attendait à ce qu’il l’attrape et la ramène au château. Tsuki avait la mauvaise habitude d’être paranoïaque. Toujours imaginée les pires situations. Par contre, quand elle fut complètement redressée, Tsuki ne se sauva pas. Elle resta adossée à l’arbre d’où tombait des pétales mouillés des Sakura. La pluie tombait toujours sur la jeune femme, mais cette eau ne lui causait aucun problème. Respect et honneur. Sans aucune raison, il s’agissait des deux seuls mots qui lui trottinaient dans la tête. De rester calme également … Mais sur le coup de la peur, Tsuki ne pu retenir un sanglot malgré elle … Consciente de son geste et du bruit que cela venait de faire, Tsuki posa rapidement une main sur sa bouche, comme pour se faire taire.
(HJ : Je t’avais promis d’écrire long ) |
|  | | Nakajima Nobuhiro Maître d'armes


   Age : 19 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 93 Clan : Le Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Mar 7 Nov - 20:46 | |
| Le silence entre les sons était si unique qu’aucun haïku aurait pu le décrire. La pluie était légère, mais cela ne semblait en aucun cas déranger le jeune protagoniste. Bien au contraire, cela semblait lui procurer une certaine sensation de liberté. Une liberté bien au-delà des limites du monde des vivants. Il atteignant un niveau d’extase si loin, si haut que nuls cieux ni océan ne pouvait atteindre. Cela semblait faire des lustres qu’il n’avait pas atteint un tel niveau, enfin c’est ce que l’expression de sa noble figure si des prunelles indiscrète auraient osé y déposer leur regard. Il était seul, enfin quasi seul. Il avait certes cette jeune fille non loin de lui qui semblait lors d’un premier regard si seul, mais toute fois, dans son univers de liberté, hors de son corps meurtri de guerrier par les codes et diverses cicatrices, il était lui aussi bien seul, mais bien dans ce nouveau cosmos passager. Sans doute n’était-il pas le seul à souffrir, car il était un homme parmi tant d’autre en ce monde de vivant. En attente du moment, de la mort et de la rédemption, il devait porter sur ses épaules les diverses souffrances et ainsi les accepter étant une partie de son être. Des souffrances ayant forgées sa sagesse, ayant bâtit son esprit, étant l’un des piliers de ce qu’il est. Certes ses souffrances n’étaient pas uniques et il en était bel et bien conscient. Les bonnes gens de son entourage, noble et serviteurs avaient tous en eux une histoire, un passé. Toute fois il savait que la tolérance de chacun face à cela variait. Vu son éducation, le maître d’arme était dans la possibilité de prendre les tourments comment étant une part de son être et être sans crainte.
Sans doute cela n’était pas le cas de tous, car ses fines oreilles eurent tout de même vibré au léger son étouffer d’un sanglot. La jeune fille sans doute, car après tout, cette dernière était la seule à être assez près du seigneur Nakajima afin qu’il puisse l’entendre. Un sanglot n’était pas la chose la plus audible, un bruit si bas, si étouffer devait être de provenance peu lointaine. Toute fois il n’eu nul réaction. Qu’aurait-il bien pu faire, forcer la jeune fille à sécher ses larmes? Elle n’avait sans doute nullement connu la voie du Bushido. Une voie emplis d’honneur, mais aussi de souffrances ainsi que de son acceptation. Elle semblait tenter de minimiser le bruit qu’elle émettait. Craignait-elle le courut du maître d’armes? Oh probablement celui de quelques d’autres. L’idée lui était alors venu à l’esprit, il était fort probable qu’elle devait accomplir certaines besognes, mais qu’elle était plutôt là, dans les jardins à ne rien faire. Toute fois, aux yeux du magnifique et noble protagoniste, la jeune fille n’était pas là à rien faire. Sans doute très peu de gens auraient dit ou même pensé cela, mais il avait sa propre vision des choses. Pour lui, elle n’était pas que dans les jardins à traîner, mais elle tentait d’accepter une partie de sa vie. Une partie certes mélancolique. L’acceptante du moment présent ainsi que du passé était chose importante pour Kakajima Nobuhiro. Il avait lui su comment accepter la douleur sans ployer et gémir. Il avait lui su comment prendre cette même souffrance dans le but unique de le rendre plus fort et plus sage. Sans doute cette jeune fille n’avait pas fait ce genre d’apprentissage. Bien que ses larmes semblait hésiter à vouloir tomber de ses doux yeux engloutie par les larmes tels pour laisser cette rivière de mélancolie suivre un cours tout simplement naturel le long de son visage, cette dernière n’était pas pour autant plus faible. Il n’avait aucun mal a pleurer, enfin pour certain. Lui il ne devait démontrer nul faiblesse, alors il fit donc l’apprentissage de devenir plus fort et d’accepter le tous tout simplement.
Toujours et perpétuellement dans son silence, il écoutait en ce moment non les bruits de son monde, non les mélodies de la pluie, mais les sons que pouvait émettre la jeune fille. Les yeux toujours clos, il utilisait que sont ouïe. Par le bruit de ses mouvements, il pouvait en déduire une certaine crainte de sa part. Peur de quoi? Il ne le savait nullement. Enfin bref, son silence aurait certes bien duré plus longuement, mais en ce moment le maître d’armes avant un léger envi de discourir. Cette jeune dame avait jusqu'à un certain point su venir piquer sa curiosité. Bien qu’il était un homme de discrétion, il adorait écouter les histoires des bonnes gens, sans toute fois jamais en toucher le moindre mots à quiconque. De plus, si cette jeune fille était avec lui, sans doute sa sanction pour ne pas avoir été là où elle devait serait sans doute allégée sinon omis. Sans laisser la lumière atteindre ses sombres prunelles, il glissa quelques mots doucement. Ses paroles étaient douce et délicate tel le vent par sa façon des les prononcer. Sa voix calme et chaude semblait transpercer à travers le froid de la saison afin d’atteindre les oreilles de la jeune fille.
-Toi petit oiseau solitaire dans les jardins, sous les larmes du ciel quel sont les raisons de créer la pluie à ton tour?
Suite à cela, à ces quelques mots dit de façon poétique et délicate, le maître d’armes garda le silence, laissant un moment de réflexion et de réponse à la jeune fille. Cela n’était pas rare que ses questions fussent sous une forme impersonnelle et poétique. Il était même commun pour lui de choisir cette façon pour s’exprimer. _________________
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|  | | Tsuki Aka Serviteur au Shogounat


   Age : 17 Inscrit le : 08 Mar 2006 Messages : 22 Clan : Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Mar 7 Nov - 22:05 | |
| La pluie frappait machinalement le sol. Tsuki regarda discrètement dans la direction du maître d’arme, comme pour vérifier s’il la surveillait. Au contraire, son regard était caché derrière ses paupières closes. Les larmes du ciel avaient collé la crinière brune de Tsuki sur sa tête et, comme ses cheveux étaient d’une longueur incroyable, sur son corps. Elle craignait, dans un sens, le courroux de cet homme. Mais il ne semblait pas dangereux, pas du tout. Au contraire, son esprit semblait n’être que d’honneur, de loyauté et de respect. Tsuki craignait quand même. Elle était de nature craintive face à l’inconnu … Lentement, elle s’agenouilla sur le sol avant de se glisser lentement de l’autre coter de l’arbre, soit, à peine plus près de Nakajima. Discrètement, malgré la fraîcheur du sol qui lui glaçait presque le sang, Tsuki cueillit une fleur entière de sakura qui venait de tomber sur le sol des jardins. Son attention resta rivé vers cette petite fleur délicate, reposant au fond de sa paume droite, avant qu’elle entende les douces paroles de l’homme non loin d’elle. Tsuki avait entendu, par les autres serviteurs, qu’il possédait un vocabulaire extrêmement riche, et la jeune femme venait d’en avoir la preuve devant elle.
Il venait de lui poser une question pourtant si simple sous forme de poésie. Pourquoi pleurait-elle comme le ciel déversait ses larmes ? Tsuki hésita un long moment. Peut-être était-ce une ruse ? Et puis … Pourquoi en serait-ce une ? *Tu est trop paranoïaque ma chère Tsuki …* Se dit-elle pour elle-même. La chère Tsuki en question gardait la tête baisser, fixant le sol couvert d’eau sur lequel elle était agenouillée. Signe de respect et de soumission, c’était une habitude qu’elle avait acquise avec le temps. Quelques mèches de ses cheveux tombèrent discrètement devant son visage couleur de neige. Malgré la fraîcheur de la température, Tsuki n’avait pas l’intention de partir, sauf si le Shogun venait la réclamer, évidemment. La seule vision des conséquences lui semblait insupportable. Tsuki choisis de lui dire la vérité. De tout façon, la jeune femme détestait mentir.
- Je … Ce n’est qu’un vieux souvenir …
Ce qui était une vérité, mais aussi un mensonge. Ce « vieux souvenir » était clair comme de l’eau de roche dans son esprit. La serviteur revoyait, chaque nuit dans ses rêves, une femme venant déposé une gamine devant les grandes portes. Sa mère. La gamine étant elle. Tsuki croyait dur comme fer que sa mère l’avait abandonner, et puis, pourquoi lui avait-elle donner cette pierre rouge accroché à un collier ? Discrètement, après avoir prononcé ses paroles de sa voix douce et calme, malgré sa peur, Tsuki releva lentement la tête et posa son regard, juste un autre moment, sur le maître d’armes. Il avait toujours les yeux clos. L’eau ne lui causait pas de tord. En fait, l’homme près d’elle semblait serein sous cette pluie … |
|  | | Nakajima Nobuhiro Maître d'armes


   Age : 19 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 93 Clan : Le Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Jeu 9 Nov - 19:24 | |
| Les douces goûtes tombaient une à une, s’écrasant contre le sol ainsi que les êtres étant en ce moment même dans les jardins. Une à une elle frappait délicatement la sombre chevelure du maître d’armes, glissant ensuite sur son visage. L’homme était une fois de plus dans un profond silence. Il y a de cela un bref moment, quelques mots nobles, doux et sages furent dits par l’aristocratique protagoniste. Ce n’était dans aucun cas rare que ses paroles étaient aussi douces qu’une mélodie. La chaleur de ses paroles était si douce qu’elle aurait pu à elle seule faire fondre peu à peu et en toute délicatesse les neiges printanières. Comme entre chaque parole, il avait le silence. Un silence qu’il conserva cette fois-ci en attente d’une réplique prochaine de la jeune fille. Par politesse elle devait lui répondre puisqu’il lui avait posé une candide question. Certes les paroles du maître Nakajima étaient quelques peu vagues et imprécises par leur sens poétique, mais toute fois le tout était compréhensible.
Par sa sagesse ainsi qu par son courage, le jeune homme d’un peu plus qu’une vingtaine d’arrière saisons c’était forgé une grande réputation au sein du château des Tokugawa. Il ne parlait jamais pour dire que des sottise ou bien pour dire quelques chose de soit peu ou nullement pertinent. Chaque fois qu’il prenait la parole il s’agissait incontestablement d’un élément d’une grande pertinence. A quoi bon parler les mots si lorsqu’ils sont prononcés ces derniers n’on nul signification? Tant de paroles sans signification, un déshonneur à la poésie des mots eux-mêmes. Enfin bref, il était fort probable qu’il était l’un des rares hommes à penser ainsi. Bref, trêve de pensé, la réponse était souhaité était prochaine.
Ses prunelles toujours closes, son silence semblait éternel. Les goûtes de pluies avaient tranquillement humecté son noble kimono, mais cela était qu’un détail quelques peu superficiel. Les vêtements séchaient plus facilement que les larmes de la mélancolie et tout près de lui cette jeune fille à qui il venait de discourir une courte phrase semblait bien accablée. Il n’avait nulle idée des raisons ayant causés la venue de ses nombreux sanglots, mais n’était-ce donc pas le but de sa question, de le découvrir? Chacun des ses mots était significatif ainsi que sa questions. Il connaissait le sentiment qu’était la mélancolie bien qu’il ne l’exprimait nullement ayant accepté le vivre la souffrance comme étant une partie de lui-même.
Il eu après un court moment droit à une réplique. Une réplique très franche, mais en disant que très peu… enfin pour certain. Qu’un vieux souvenir, oh le pouvoir des mémoires. Ses fantômes qui peuvent hanté même le puissant des guerriers. Nul ne peut les faire dissiper comme par magie, mais certain peuvent les accepter puis s’habituer aux diverses en provenance du passé. C’était le passé qui forgeait les histoires ainsi que les mémoire, ce même passé qui forgeait ardemment chaque être de ce monde. Que dire de plus, la vie était une rivière que chaque être possédait en eux. La mort était tout simplement la fin de la rivière que chacun devait atteindre laissant notre esprit voguer vers la mer de l’éternité.
Le maître d’armes ne prit nullement la parole suite à la réplique de la jeune fille. Durant un moment il demeura toujours aussi silencieux et immobile qu’il l’était jadis. Puis il redressa légèrement la tête, mais toujours ses prunelles étaient closes. Doucement l’eau glissait sur son doux visage, noble et calme. Il demeura une fois de plus immobile durant un court moment avant d’ouvrir ses yeux. Ses sombres prunelles démontraient clairement le calme et la sagesse de son esprit. Les prunelles du maître Nakajima étaient l’un des plus grand mystère de son être. Sombre et profond, l’histoire bien recelée semblait toujours être l’un de ses plus grands secrets. Il fit alors un mouvement non brusque, mais noble et gracieux malgré la rapidité d’exécution ainsi que ce soupçon de violence alors que son kimono humide battait l’air. En quelques mouvements, il était une fois de plus debout. Toute fois son silence ne fut en aucun cas rompus. Abrupt sous la pluie, il ne dit nulles paroles, nul réplique. Quelques fines mèches tombaient légèrement devant son doux visage, mais il ne fit aucun geste pour les balayer. Il n’en voyait aucunement l’utilité puisqu’elles ne le dérangeaient aucunement. Sans même ce retourner vers la jeune fille, il brisa son silence par quelques paroles.
-Toujours le chemin parcourus seras inscrit dans notre esprit tel nos empruntes marquent le sol de la vie… que nos mémoires son confuses ou claires, elles existent et sont l’une des parties composant notre être…
Il fit alors une courte pause avant de poursuivre.
-Les souvenirs sont comme l’art… une pièce devient plus précieuse et plus rare alors que la vie coule tel une rivière…
Sa voix était toujours aussi calme et chaude. Ses mots doux et délicat comme si il osait que très peu éveiller les sens de la jeune fille avec qui il avait la chance de discourir. Jamais ses paroles étaient rudes ou vulgaires. La tonalité du maître d’armes Nakajima était toujours très paisible et barbiturique comme si il chantait chacun de ses mots. _________________
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|  | | Tsuki Aka Serviteur au Shogounat


   Age : 17 Inscrit le : 08 Mar 2006 Messages : 22 Clan : Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Ven 10 Nov - 11:12 | |
| Toujours agenouillée sur le sol trempé, Tsuki rebaissa lentement la tête. Elle n’osait même plus le regarder, sans doute par respect. D’un geste comme timide, la jeune femme promenait lentement ses doigts sur un petit étang d’eau devant elle. Tsuki attendait patiemment, une réponse peut-être ? Plusieurs de ses mèches brunâtres tombèrent sur le sol, complètement trempés. Dans le plus grand silence, Tsuki s’adossa à nouveau contre le cerisier avant de replier ses genoux vers elle, encore. Fixant le sol sous elle, la jeune serviteur ne savait trop que faire. Cet homme était l’un des plus respectés, après le Shogun, dans le château. Elle craignait de faire un geste ou de dire une parole de trop, donc, elle se tu. Tsuki attendit simplement que le maître d’armes lui réponde, s’il le fait.
La pluie tombait toujours sur les deux êtres silencieux. Ce silence ne semblait pas vouloir quitter la place. Son regard fit les alentours avant de se poser sur Nakajima Nobuhiro qui venait tout juste de se relever sans même émettre un son. La jeune femme releva lentement la tête pour suivre le mouvement de ce premier. Elle pu facilement remarquer, malgré la pluie et le vent, les prunelles sombres du maître d’armes se dévoilées finalement. Son regard resta sur celle-ci avant de se river de nouveau vers le sol. Sa peur commençait lentement à se dissiper, mais elle n’osait toujours pas regarder le maître d’armes. Elle ne savait trop quoi dire.
Le silence fini par être brisé par quelques douces paroles de la part du noble près d’elle. À la suite de ses paroles, Tsuki Aka ne pu s’empêcher de relever lentement la tête pour le regarder un instant. Ses paroles étaient réelles, vrai. Malheureusement, elles étaient trop vraies. Tsuki ne pouvait oublier ce lourd souvenir qui pesait sur sa conscience depuis longtemps déjà … Souvent, la nuit, elle rêvait d’une famille. La sienne sans doute. Tsuki croyait dur comme fer qu’elle n’allait jamais vivre un tel privilège. D’ailleurs, qui, ici, mise à part le Shogun, vivait avec sa famille ?
- Certes … Mais comment un art peut causé autant de mal ?
Tsuki se détesta sur le moment. Pourquoi avait-elle posée cette question ? Elle ne savait même pas si elle en avait le droit. Par réflexe, la jeune femme se replia d’avantage sur elle-même, comme pour se protégée ou encore tenter de disparaître. Tsuki était de nature sensible, craintive, et elle se sentait très facilement coupable d’un acte ou d’un autre. Rapidement, elle cacha son visage entre ses bras, mais elle ne pleurait pas. Ses larmes avaient cessé depuis un moment déjà, mais elle n’en était pas pour autant calme. Ses cheveux touchaient presque le sol. Peut-être que le simple mouvement qu’elle venait de faire, c’est-à-dire se cacher, allait causé des conséquences … |
|  | | Nakajima Nobuhiro Maître d'armes


   Age : 19 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 93 Clan : Le Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Jeu 23 Nov - 11:12 | |
| Il eut donc sa réponse, une réponse qu’il aurait pu sans doute dire avant même que cette dernière ne prononce les mots. Le maître d’armes connaissait bien les gens et leur façon d’être. Il savait très bien que les gens étaient souvent d’une éminente discrétion et que parfois il était difficile de connaître le passé de ses derniers pour cette raison. Le maître Nakajima n’était pas une exception, sans doute ce dernier était encore plus discret que bien des bonnes gens de ce monde. La raison et sans doute l’unique raison pour laquelle les gens avait parfois quelque peu connaissance de qui ce dernier est était tout simplement vu au fait qu’il occupe un poste d’une haute importance au sein du Shogounat de Tokugawa Hidetada. Si le jeune homme n’occupait pas ce poste, sans doute les gens ne connaîtraient même pas son nom de famille et encore moi son prénom. Le nom de Nakajima était connu d’une génération à l’autre, le sien fut connu en rapport à son paternel.
Cette jeune dame qui était devant ses yeux avait sans doute un passé très intéressant, mais sans doute nul ou quasi nul ne connaissait son histoire. Toute gens en ce monde à une histoire à racontées, mais rare sont ceux qui la dévoilent. Trop de secret, trop de sang ayant jadis coulé en leur nom, un nombre infini de raison aurait pu être énuméré afin de garder le silence. Sans doute était-ce l’une des plus grande caractéristique entourant le mystère de la peuplade japonaise. Entre les mots il existe le silence et parfois ce silence en dit bien plus que les paroles elles mêmes. Ah que grande philosophie en ce qui concerne l’importance du silence et des son et du lien qui les unis. Bref, cette philosophie était sans importance en ce moment. Cette jeune fille, cette servante du château, que faisait-elle ici, pourquoi ses yeux pleurait encore plus que les nuages? Sans doute le mystère de son passé, un mystère bien gardé. Il ne chercherait pas à le connaître d’une façon directe, il garderait le silence et écouterait ce que cette dernière a à dire. Le maître Nakajima était un être curieux, mais toujours respectueux des autres. Il adorait en savoir plus et écouter les diverses histoires que pouvaient bien raconter les gens. Il trouvait cela passionnant et nul ne semblait vraiment comprendre pourquoi. Lorsque la question lui était posée, ce dernier n’avait que pour réponse « C’est les histoires qui nous font vivres ». Une citation qui faisait en sorte que les gens le questionnaient encore plus sur la signification de cette dernière, mais puisqu’il adorait aussi les faires utilisés leurs cerveaux, rare était les fois où il donnait une réponse précise à ce sujet. Un homme de métaphore et de poésie, c’était principalement sa façon de s’exprimer. Quelques gens appréciait ça poésie alors que d’autres ne l’appréciait guère ou très peu.
Enfin bref, l’homme posa sont doux regard sur la jeune fille tout en demeurant silencieux. Elle était devant lui comme si elle ce soumettrait à ce dernier. Que croyait-elle qu’il était? Un aristocrate barbare et sans respect des gens d’un niveau social moins élevé? Peut-être était-ce cela qui traversait l’esprit de cette jeune dame ou peut-être le voyait-elle comme un être plus noble, doux, gracieux et bon. Il n’avait nulle connaissance à ce sujet. Elle n’osait pas le regarder directement comme si elle craignait la réaction de ce dernier si elle osait établir le moindre contact visuel avec lui. Cela était toute fois commun. Exceptionnel étaient les gens d’un niveau social plus bas qui le regardait dans les yeux. La plus part du temps les bonnes gens s’inclinait devant lui en signe de respect vu sa position au sein du Shogounat. Pour sa part, Nakajima Nobuhiro n’avait aucune crainte en ce qui était d’approcher cette dernière. Il fit quelques pas vers elle en silence, s’approchant de plus en plus. Rapidement le poétique protagoniste était au niveau de la jeune fille. Il la regardait silencieusement et cela de haut puisque cette dernière était quasi entièrement couchée sur le sol humide. Longuement ses sombres prunelles étaient sur cette dernière, puis il fit le choix de briser le silence entourant leur piètre conversation. Les mots du Samurai étaient noble doux et d’une divine chaleur quant à leur tonalité.
« Les souffrances est ce qui sculpte les artistes… les artistes ne sont que pierre et bois face à la vie… ils vivent, changent et deviennent quelque chose de nouveau alors que le temps passe… »
Suite à cela ce dernier conserva une fois de plus un noble et doux silence. Ses prunelles étaient toujours délicatement posées sur la jeune fille. Il ne dit rien, ne fit rien. Le maître d’armes était tout simplement là devant cette jeune dernière. _________________
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|  | | Tsuki Aka Serviteur au Shogounat


   Age : 17 Inscrit le : 08 Mar 2006 Messages : 22 Clan : Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Jeu 23 Nov - 18:45 | |
| Le silence devenait presque perturbant. La jeune servante ne pouvait lever son regard, mais maintenant. En elle, elle craignait la réaction du maître d’armes … Tsuki avait fermement apprit à ne pas fixer quelqu’un en le regardant dans le plus profond de ses yeux. Ceci était une marque de respect. La pluie continuait de tomber sur eux comme les larmes de Tsuki tombaient sur le sol déjà tremper. Pendant que le silence perdurait, Tsuki gardait ses penser secrètes. Seules ses larmes et ses quelques sanglots presque silencieux brisait le silence qui les entouraient tout deux.
Ce genre de situation était plutôt étrange. Soudain, Tsuki se sentit observée pendant un moment. Avait-il ouvert les yeux ? La servante de craignait pas grand chose, sauf peut-être se faire renvoyer vers le château ? Ce genre d’hypothèse trottinait dans son esprit … Et puis, pourquoi devait-elle toujours imaginer le pire … Le collier qu’elle portait jadis tomba soudainement sur le sol mouillé, directement dans un petit étang d’eau. En se redressant, toujours en gardant quelques précautions, elle ramassa le bijou si précieux. Lorsqu’elle fut assise, sans trop qu’elle le veuille, Tsuki se blessa légèrement à cause d’un morceau de vitre banal … Sans doute un serviteur l’avait-il laissé là. Par contre, elle ne démontra pas le léger filet de sang qui coulait de son bras, elle laissait cela pour elle. De toute façon, cela ne faisait pas tellement mal …
Elle entoura son cou du bijou avant de fixer le sol à nouveau. Une peur bleue l’envahissait petit à petit, comme si Tsuki craignait que Tokugawa Hidetada ne se montre et la trouve ici. Puis, Nakajima Nobuhiro prononça quelques mots, simplement une phrase. Cette phrase était digne d’un grand philosophe … Mais il faut dire que ce samouraï fut sans aucun doute très bien instruit. Les paroles du maître d’armes raisonnaient encore dans son esprit, mais elle les avaient comprit. C’était vrai. Certes, sans doute n’était-elle qu’un de ses artistes qui sculptaient leur vie à leur façon, mais malheureusement, Tsuki n’eu certes pas le droit de choisir son destin : C’est sa mère qui l’a jadis amener ici, au château des Tokugawa.
« Vous avez raison … »
Ce sont les seules paroles qui purent clairement sortir de sa bouche. Pendant un moment, encore, elle laissa son regard vers le sol trempé. Tsuki pu voir, clair comme de l’eau de roche, son reflet dans l’eau, et par la même occasion, la silhouette du maître d’armes. En regardant comme il faut, elle comprit qu’il la regardait. On s’en fiche des conséquences … Tsuki décida, malgré la peur qui lui brûlait les entrailles, de lentement relever le regard. Au diable la punition … Et puis, que risquerait-elle à le regarder un instant ? |
|  | | Nakajima Nobuhiro Maître d'armes


   Age : 19 Inscrit le : 29 Jan 2006 Messages : 93 Clan : Le Shogounat
| Sujet: Re: La pierre rouge (Priver Nakajima Nobuhiro) Mer 6 Déc - 10:04 | |
| Souvent le maître d’armes n’avait aucunement besoin de prononcer le moindre mot afin de ce faire comprendre. Ses sombres prunelles, mystérieuse, mais à la fois révélatrice semblaient en dire si long et si peu à la fois. Il avait un certain contrôle sur le message qu’il souhaitait transmettre par l’intérim d’un simple regard. Son air désinvolte, mais à la fois serein et despotique était aussi l’un des grands mystères concernant ce noble protagoniste. Son visage dégageait si peu d’émotion par moment. Un visage calme et doux, gracieux et joyeux en expression, par moment ce dernier pouvait exprimer par son effigie des expressions d’un absolu contraires. Sans doute cela dépendait de la personne qui le regardait ainsi que de la perception qu’il souhaite refléter face aux gens. Des jeux faciaux plus complexe les uns que les autres. En ce moment, sans doute cette jeune fille qui était face à lui ne percevait pas le maître Nakajima comme sa charmante concubine le percevrait en ce même moment. Il était un homme de secret et de mystère. Les gens en savaient beaucoup, mais à la fois si peu à propos de cet aristocratique protagoniste. Ils connaissaient en parties son histoire et quelques faits de sa vie, mais que savaient-ils de ce qu’il était réellement? Quasi nul n’est les gens qui connaissaient le vrai être qui ce cachait dans ce corps. La jeune fille qui était devant lui ne faisait pas exception. C’était sans doute la première fois qu’ils ce rencontraient tout les deux. Quelques rumeurs à propos de lui, mais sans doute ne savait-elle rien de plus.
Les sombres prunelles du maître dans n’eurent en aucun cas quittées cette délicate jeune fille depuis qu’il l’est ait jadis posé sur cette dernière. Il l’observait, mais il ne l’analysait pas… de toute façon ce n’était pas vraiment son genre. Il trouvait cela un peu raboteux et discourtois d’analyser les gens comme si ils étaient des objets. Non, il ne faisait que l’observer afin de savoir un peu plus à qui il avait affaire. De ce qu’il avait pu voir, cette dernière ne faisait aucunement parti de l’aristocratie du château Tokugawa. Sans doute une servante. Enfin c’est l’impression qu’elle dégageait par son physique et son dialecte. Toute fois le bijou que cette dernière possédait laissait croire quel n’était pas qu’une simple servante, car rare même très rare sont les servantes possédant le moindre bien matériel. Sans doute avait-elle su le dissimuler aux yeux de tous. Si elle voulait tant le dissimuler, pourquoi l’avait-elle avec elle en ce moment? N’importe quel autre protagoniste de l’aristocratie du château lui aurait pris en ce moment, mais le maître d’armes n’en fit rien. Il ne toucha même pas un seul mot à propos de ce joyau. Il ne croyait pas que cette dernière l’aurait dérobée, sinon il serait au courant qu’un joyau soit manquant au sein du palais. Sans doute un souvenir de sa vie d’antan. Bref cela ne le regardait en aucun point.
Jadis il lui avait fait part d’une pensé sur laquelle il souhaitait quelque peu faire réfléchir cette jeune fille. Il ne connaissait nullement l’effet que ses paroles pouvaient avoir sur cette dernière, mais ce n’est qu’avec une réponse de cette dernière qu’il pourrait possiblement le savoir. Oui possiblement, puisque par moment les mots le reflète pas toujours ce que la personne souhaite exprimer. Voila donc pourquoi il est important par moment d’être dans la capacité de lire sur les visages des gens, leurs expressions en révèle énormément. Rare sont les gens qui peuvent tout cacher. Il eu une réplique, brève, mais une réplique. Il ne dit rien, conservant un doux et délicat silence d’une grande légèreté. Il souhaitait par cela laisser un moment de répit à leur conversation. Un surplus de paroles devenait lassant comme une trop grande absence d’échange verbale pouvait être quelque peu énervant voir inquiétant. Bref, il ne cherchait nullement à rendre l’atmosphère tendu à conservant ce silence, mais qu’à laisser reposer les mots.
C’est lors de son silence qu’il fut un tantinet surpris par les actions de cette jeune dernière. Quelque peu téméraire, cette charmante jeune fille semblait vouloir établir un contact visuel avec lui… du moins le voir un peu plus que simplement ses pieds. Cela était compréhensible, sans doute la curiosité de savoir à qui cette dernière s’adresse. Cela était par contre quelque peu discourtois, mais que pouvait-il bien y faire, la punir? La battre afin qu’elle sache qu’il ne faut pas regarder directement les nobles gens? Ce n’était pas exactement son genre. Le comportement de cette dernière eu réussi à le faire légèrement sourire. Rien de trop voyant, mais toujours bien présent. Il était quelque peu impressionné par l’audace que possédait cette jeune fille. Sans doute trop d’audace pour ce qu’elle était hiérarchiquement parlant. Il pris donc la parole disant candidement quelques mots d’une infini légèretés.
« L’audace est bien… mais elle est tel une lame à double tranchant… les yeux indiscrets finissent par rendre aveugle, les oreilles indiscrètes à rendre sourd et les langues indiscrètes à rendre muet… il faut faire attention à ce qu’on fait… »
Trèves d’observation, le maître d’armes ce retournant. À présent dos à cette jeune dernière. Il fit quelques pas s’éloignant un peu de la jeune fille, mais pas complètement puisqu’il fit par la suite un arrête.
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